Bricolage #1

Ce soir, j’ai bricolé.

Page 15: je me surprends à écrire des vérités un peu trop détestables.

Je suis en train de construire une machine qui ressemble à la vie de tous les jours.

L’air du temps, ma culture et ma génération me défoncent les narines à grands coups de possibilités.

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  1. #1 par jeikdion le 21 décembre 2009 - 1:12

    HEy GOAT A UN BLOG!!!!
    Nice banner… tu sais d’ou vient cette image? le film Casshern, j’adore! (comme dans la pub « ah Cashmiiir, j’adoooore » )

    Pour ce qui est de l’être humain et de la technologie…. je pense que nous sommes pas mal déjà dominé par les machines… oui oui… comme dans T2!

    Enteka, nice blog friendo.

    • #2 par Gautier le 21 décembre 2009 - 1:24

      Oui, j’aimais bien la bannière, mais Jérémie, un des participants au Front #3, va en faire une sur mesure pour le blogue!

      • #3 par Gautier le 21 décembre 2009 - 4:34

        Pour faire suite à ton commentaire au sujet du fait que nous serions « dominés » par les machines; j’imagine que tu faisais une demi-blague, mais je ne pense pas que nous sommes conscients de la profondeur de cette « domination », ou plutôt de ce « marquage ». En fait, je ne pense pas qu’il s’agit de domination. C’est plus complexe que ça…

  2. #4 par gentleman boxer le 21 décembre 2009 - 6:33

    Nous ne sommes peut-être pas dominés par les machines (relations humains de la résistance vs Skynet), mais notre relation à la technique est certainement pernicieuse. Je manque de temps, mais Michel Freitag a développé longuement là-dessus. Je pourrais y revenir une autre fois. Anyway, heureux de te voir sur la blogosphère, Gautier.

    • #5 par Gautier le 21 décembre 2009 - 7:04

      Merci!

      En effet, notre relation à la technique est certainement pernicieuse. Le complexe que nous avons développé par rapport à cette technique prend des dimensions incroyables lorsque l’on tente de définir ce qui est technique, chez l’être humain… Le malaise qui est à la base de la peur du cyborg (ou de Skynet) est plus pronfond et important qu’il n’en a l’air. C’est une problématique radicale de la culture trop souvent chargée péjorativement du spectre de la para-littérature.

      • #6 par Stéphane Ranger le 28 décembre 2009 - 9:03

        As-tu lu Player Piano de Vonnegut? Le titre en dit pas mal: l’inverse de «piano player»…

      • #7 par Gautier le 28 décembre 2009 - 9:34

        Hum, non! Mais je vais y jeter un coup d’oeil, tu m’intrigue.

      • #8 par Stéphane Ranger le 29 décembre 2009 - 12:32

        (Oups mon dernier commentaire devait être une réponse.)

  3. #9 par Stéphane Ranger le 29 décembre 2009 - 12:31

    Je voulais en parler dans un article de blogue (i.e. un billet, mais j’aime pas ce mot…), c’est dans ma liste des sujets d’articles à écrire. Vais essayer de me forcer, même si j’ai plus le livre sous la main.

    En gros, ça se passe dans un U.S.A. des années 50 façon «alternate history», mais la façon dont l’histoire diffère de la nôtre n’est pas racontée en détail (comme toujours chez Vonnegut, le côté sci-fi est implicitement sans importance, ça sert de «plot device»): la guerre contre les Nazis, plus difficile que celle qu’on a connue, a été gagnée grâce au «know-how» américain: les ingénieurs ont trouvé des moyens de faire fonctionner les usines pratiquement sans main-d’œuvre, et ainsi beaucoup plus d’hommes ont pu être envoyés au combat.

    Après la guerre, les théoriciens de l’économie ont patenté un régime où personne ou presque ne travaille, où tout le monde peut éventuellement être remplacé par une machine (des machines actionnent des machines qui actionnent des machines, etc.), comme ça tout le monde peut se payer vraiment pas cher des milliers de babioles… sauf que personne n’a plus vraiment de raison de vivre.

    Le héros est le chef des usines Ilium Works (Ilium est une ville fictive chez Vonnegut, qui correspond à peu près à Schenectady, NY); c’est aussi un ingénieur, l’un des trois responsables de la superbe révolution industrielle des machines. Au fil du roman, il se rebelle progressivement contre la réalité… Comme toujours chez Vonnegut, tous les personnages sont traités avec une profonde empathie pour leur caractère humain. Ainsi, par exemple, la femme du héros, une cervelle d’oiseau arriviste, ne passe pas pour une rapace à deux sous de jugeote.

    *

    À propos de notre domination par les machines, je te suis complètement. On ne se rend pas compte à quel point nos existences et même le sens de nos vies sont conditionnées par les différentes technologies implantées avec la force de la propagande dans nos vies.

    Ainsi, par exemple, après la 2e Guerre mondiale, pour faire rentrer au foyer les femmes qui avaient travaillé dans les usines durant le conflit (et aussi pour assujettir la population au paiement d’objets qui les enchaînerait à leur travail et ainsi de suite pour que les plus gros continuent de pouvoir grossir), on a inventé des machines à laver, à sécher, à faire la lessive, et des produits pour aller avec, et le concept de l’American Way of Life avec le Standard American Home, la tondeuse, etc. etc.

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