Archives de la catégorie C.E.

C.E. #4

Arrivé à la chambre d’hôtel, je me perds dans un silence de foule. Les bruits provenant de l’extérieur sont des plaques de rien qui me tapissent l’intérieur.

Après un long moment d’immobilité, peut-être d’attente, je prends ma mallette-mémoire et retourne en enfance, au Pérou. J’escalade la Huaca Larga par réflexe. Parce que dans ma tête d’enfant, elles ne servent qu’à ça. Et je le vois. Debout au bord du grandiose, son regard expliquant à lui seul la différance entre incompréhension et sublime.

D’un coup, je prends les choses en main et décide de plonger dans ce silence de foule.

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C.E. #3

Pouvoir se souvenir d’autant et ressentir si peu. Un voyage au Pérou et une pyramide me hante depuis mon arrivée à New Delhi.

L’éloignement? La déprime dû à l’absence de drogue? J’ai envie de replonger dans ce voyage de jeunesse. De revivre cette première fois où la constatation d’une incapacité à l’émerveillement m’a poussé à souffrir la facilité de l’imposture.

J’ai un nouveau chauffeur beaucoup trop intriguant.

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C.E. #2

Arrivé dans une mer de monde. Du beige, du brun, du rouge. Des voiles, des chales, des crânes. Partout.

Apprivoisé laborieusement la chair humaine depuis mon premier voyage ici. Malgré les allées défrichées du monde corporatif, le contact permanent des corps m’a sauté au visage comme une bête féroce inconnue.  

Les rues sont vides, à la maison. Il n’y a plus de problème de stationnement, à la maison.

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C.E. #1

Chap.1 :
J’embarque dans un avion, gelé aux Tylénol. Je m’endors, tranverse le désert de Thar, et me réveille un peu avant d’atterir à New Delhi, la langue épaisse. 

L’immense loft où déambulent des maîtresses bien aiguisées traine à quelque part là-bas. Un peu plus proche que l’adolescence et déjà plus loin que le désert de Thar. 

Mais dans mon cerveau en acier inoxydable, rien ne s’envole vraiment.

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