Je suis navré

Je trouve navrant que l’opinion publique soit quelque chose qui agit en fonction des personnes et non pas des idées. On a trop souvent tendance à juger les actions, pour par la suite créer des personnages. On les condamne parce qu’ils font une chose ou l’autre, et du coup la personne devient l’avatar d’une idée ou deux.

On parle de Nicolas Dickner comme d’une « bibitte à poils navrante« , on sert du « fuck you dinosaure » à Jean Larose. Je ne suis pas d’accord avec Jean Larose sur la majorité de ses idées, mais je suis aussi contre l’idée que le livre électronique soit une révolution, ou changera quoi que ce soit à la littérature.

Je reviens sur ma tentative de vouloir faire une guerre à la « classique » contre « moderne ». NOUS SOMMES NAVRANTS. Des étincelles fulminent dans les sous-sols d’église de la ville, la possibilité de reprendre le contrôle de notre littérature populaire n’a jamais été autant à notre portée, et nous nous pitchons des bombes incendiaires par la gueule du haut de nos tours phalliques. DÉBANDONS! Ils se passent des choses. Combien de temps perdrons-nous encore à débattre au sujet du livre électronique, pendant que les nouvelles technologies nous permettent de rejoindre nos lecteurs directement, que les réseaux sociaux nous permettent d’organiser des événements majeur d’édition et de distribution indépendantes, qui croissent à une vitesse exponentielle, de surcroît?  Que les échanges entre auteurs, lecteurs, éditeurs, artistes visuels et critiques n’ont jamais été aussi florissants (et je ne parle pas que virtuellement)? Ce gigantesque réseau qui est en train de se construire nous ouvre des possibilités exceptionnelles, et nous sommes là en train de nous engueuler à propos du e-book…

Et si, avec le e-book, on balançait les distributeurs, les diffuseurs et les transporteurs?

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  1. #1 par Francis le 11 mars 2010 - 5:20

    Lu/entendu quelque part :

    Les grands esprits parlent d’idées
    les esprits moyens parlent de faits
    les p’tits esprits parlent de gens

    Alors, ne perdons pas de temps, soyons grands !

  2. #2 par Stéphane Ranger le 2 avril 2010 - 5:21

    Ouais… le sens de ma phrase n’est pas clair. Par «bibitte à poils navrante», j’entendais l’écrivain en général, au singulier comme on dit «le Québécois moyen, disons, mais ça se lit aussi, en effet, comme si je désignais Dickner précisément. C’était en fait une moquerie tongue-in-cheek, autocritique par la bande…

    • #3 par Gautier le 5 avril 2010 - 9:38

      Merci pour ta précision Stéphane. C’est de cette façon que le monde doit avancer!

      Humilité, respect, doute.

      Sois fort.

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