Articles tagués Jean Larose

Je suis navré

Je trouve navrant que l’opinion publique soit quelque chose qui agit en fonction des personnes et non pas des idées. On a trop souvent tendance à juger les actions, pour par la suite créer des personnages. On les condamne parce qu’ils font une chose ou l’autre, et du coup la personne devient l’avatar d’une idée ou deux.

On parle de Nicolas Dickner comme d’une « bibitte à poils navrante« , on sert du « fuck you dinosaure » à Jean Larose. Je ne suis pas d’accord avec Jean Larose sur la majorité de ses idées, mais je suis aussi contre l’idée que le livre électronique soit une révolution, ou changera quoi que ce soit à la littérature.

Je reviens sur ma tentative de vouloir faire une guerre à la « classique » contre « moderne ». NOUS SOMMES NAVRANTS. Des étincelles fulminent dans les sous-sols d’église de la ville, la possibilité de reprendre le contrôle de notre littérature populaire n’a jamais été autant à notre portée, et nous nous pitchons des bombes incendiaires par la gueule du haut de nos tours phalliques. DÉBANDONS! Ils se passent des choses. Combien de temps perdrons-nous encore à débattre au sujet du livre électronique, pendant que les nouvelles technologies nous permettent de rejoindre nos lecteurs directement, que les réseaux sociaux nous permettent d’organiser des événements majeur d’édition et de distribution indépendantes, qui croissent à une vitesse exponentielle, de surcroît?  Que les échanges entre auteurs, lecteurs, éditeurs, artistes visuels et critiques n’ont jamais été aussi florissants (et je ne parle pas que virtuellement)? Ce gigantesque réseau qui est en train de se construire nous ouvre des possibilités exceptionnelles, et nous sommes là en train de nous engueuler à propos du e-book…

Et si, avec le e-book, on balançait les distributeurs, les diffuseurs et les transporteurs?

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Je vous gifle, messieurs

Je pense qu’il est temps.

Réouvrons l’arène de 1687, dépoussiérons les hallebardes des anciens contre les modernes!

En réponse à Jean Larose, Éric Samson, partisan des modernes, poste cet article .

J’ajouterais, en réponse à l’article de Jean Larose, qu’il est bien juvénille d’utiliser comme argument central d’une critique une rhétorique  basée sur la présomption d’une carence affective de la part des auteurs de blogues. Prendre la décision d’écrire et de publier, c’est de facto s’adresser au public, peu importe le support que l’on utilise. Si Monsieur Larose considère l’écriture comme un acte solitaire, qu’il cesse de publier. L’intervention du public a toujours fait partie de la littérature.

La docte Antiquité dans toute sa durée
À l’égal de nos jours ne fut point éclairée

(Charles Perrault, Le siècle de Louis le Grand.)

Je préfère le sang frais de la grille au sperme tiède des corridors d’«Universités».

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Laissez-nous tranquille

Jean Larose.

Laissez-nous tranquille.

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