Textobjet

Je ne sais pas par où continuer. Il y a trop de choses à dire.

Premièrement, j’aimerais mettre une chose au clair : je m’intéresse à la charge poétique de la technologie (ou à son absence). Je ne suis pas « pour » ou « contre » la technologie. C’est absurde.  Mon opinion à ce sujet est que nous sommes nous-mêmes technologiques. Une partie de l’intérêt de cette réflexion est de discuter des limites et des origines du « naturel » et du « synthétique ». Est-ce que le « moi », la « conscience », l' »âme » sont des concepts « naturel »? « Technologiques »? Attention, je ne pose que la question. Je ne suis pas là pour essayer de vous convaincre de quoi que ce soit. Je suis là pour essayer d’ouvrir le discours au sujet de la technologie.

J’aimerais vous référer à une conversation qui a germée suite à la publication sur mon mur Facebook de mon dernier billet, mais c’est pas mal long. Je vais simplement poster un commentaire que j’y ai fait,  :

Malgré la révolution industrielle, le néo-libéralisme, les dictats de l’opinion public, nous voulons continuer à vivre ensemble. À être une société, et non pas une collectivité d’êtres prisonniers d’une routine orchestrée autour de notre minable petit travail et de nos minables petits produits, qui ne sont plus chargés d’aucune poésie. Qui, depuis la révolution industrielle et la deuxième guerre mondiale, sont des véritables petits cadavres. Nous ne serons jamais assez courageux pour tout foutre à terre et ainsi revenir aux lettres, alors on « texte ».

Ce qui m’amène à parler des objets. Précisons dès le départ: je ne condamne pas les objets. Je me questionne sur la manière dont nous les concevons et les produisons. Il y a plusieurs données qui nous ont poussées à changer la manière dont nous concevons et produisons nos objets : le coût de production, la mode, le soucis de rejoindre des marchés de plus en plus large, la disparition de certains matériaux, etc. Prenons par exemple un appartement de Montréal qui a été construit dans les années trente, et comparons-le à un logement dit moderne (construit entre les années 70 et aujourd’hui) : les matériaux sont différents, les coûts sont différents, l’accès au logement est différent. La manière de concevoir les logements destinés au commun des mortels [je souligne] est différente, aussi. Les planchers flottants, les moulures, les fenêtres; tout est de plus en plus « standard ». La réponse commune à ce constat est que par soucis d’économie (et donc de démocratisation) on standardise.  Une autre réponse, complémentaire, serait que le savoir des artisans s’est perdu. En voulant standardiser, on a peut-être démocratisé un peu plus (et encore là j’en doute) mais on a délaissé (perdu?) un savoir très important; celui de raconter des histoires à travers nos objets. Avant, on ne faisait pas que construire un meuble, on l’écrivait, aussi. On l’ornait de choses qui étaient importantes pour nous : plusieurs références de type biblique, mais aussi à la nature, à la mer, au nautisme, à la chasse ornaient notre environnement.

Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. Ça prendra encore un ou deux autres billets, je crois.

Encore une fois, à suivre…

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