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Lancement!

C’est confirmé! Le lancement de M.I.C.H.E.L. T.R.E.M.B.L.A.Y. aura lieu le 31 janvier 2012 à 17h au bistro gourmand Vice et Versa.

Comme dans n’importe quel lancement, il y aura de l’alcool et des livres à vendre. Et je vais m’habiller chic.

Pour ceux qui ont Facebook, vous pouvez confirmer en cliquant ici.

Et pour vous mettre dans l’ambiance, voici un extrait d’un enregistrement dont Spencer parle dans son mystérieux ouvrage…

http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/theatre/dossiers/866/

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Une nouveauté pour Expozine!

Je sais. Mon blog ressemble à une petite mare stagnante où je viens admirer seul le reflet de mon moi… mais bon. Au cas où ça ne serait pas totalement le cas, voici la couverture de M.I.C.H.E.L. T.R.E.M.B.L.A.Y. (titre de livre le plus chiant à écrire), qui sera en vente à l’Expozine en fin de semaine! Même si je n’en suis que le traducteur, il me fera plaisir de vous écrire un petit mot à l’intérieur… C’est promis.

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Nanowrimo – 2 jours plus tard

Hello!

Ça fait deux jours que le Nanowrimo est commencé, et j’en suis à 3348 mots. Je tiens donc la moyenne de 1666 mots par jours, après avoir accusé un petit retard la première journée. J’ai calculé que ça me prenait environ trois heures de travail sérieux par jour pour venir à bout de de la moyenne minimum quotidienne.

Si jamais ça vous intéresse, vous pouvez suivre mon « word count » à l’adresse suivante : http://www.nanowrimo.org/fr/user/681258 . Il semble y avoir un problème avec leur logiciel qui compte les mots, puisque mon logiciel de traitement de texte me donne à peu près 100 mots de plus…

Je me rends compte qu’il faut être vraiment discipliné! Si je suis trop fatigué en rentrant du boulot, je ne suis pas en mesure d’écrire trois heures, alors il faut que je me couche quand même assez tôt, même si je dois écrire trois heures!

L’autre défis est d’écrire quelque chose d’intéressant, malgré l’impératif quantitatif… On verra ce que ça donne! Mais jusqu’à maintenant, je me suis déjà pas mal attaché à un de mes personnages, Jacob Pilote. Ça augure bien.

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Nanowrimo!

Je suis peut-être en train de faire une bêtise, mais c’est plus fort que moi.  Je viens de m’inscrire au Nanowrimo (National novel writing month).  Le but? Écrire 50 000 mots en un mois.  Ah, oui! Idéalement, ces 50 000 mots doivent constituer un roman…

J’ai tellement de difficulté à me discipliner à écrire que je pense que ce sera pour le mieux. Et si jamais je vous dit pendant le mois de novembre que j’ai envie de lâcher, s’il vous plaît, ne m’épargnez pas.

Je vais donc mettre mes projets actuels sur la glace l’instant d’un mois, et je vais vous pondre une petite histoire au sujet de la chose qui prend la plus grosse partie de mon temps ces temps-ci : la bande dessinée. Pour l’instant, c’est tout ce que j’ai comme plan, et c’est très bien ainsi. Jusqu’au 1er novembre, j’essaie de pas trop y penser.

Je vous tiendrai au courant au fil des chapitres.

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Mais où est donc passé le Golem?

Finissons-en une bonne fois pour toute.

Vous connaissez Norbert Wiener? Monsieur Wiener est un des penseurs de la cybernétique, et un juif. Je le précise car ça a un rapport avec mon propos.

Les juifs ont un lien affectif particulier avec la cybernétique. Wiener suppose en effet que cette sensibilité, ou cette ouverture au concept de « dialogue » avec la machine, est dû à la figure du golem qui est très présente dans l’imaginaire juif. Le golem, cet être construit par le rabbin pour protéger la communauté, est contrôlé grâce à la connaissance du nom de Dieu. Comme dans l’Apprenti Sorcier, de Walt Disney, celui qui contrôle le langage comme il se doit [soulignons] contrôle le golem.

Tout ça est d’une ironie incroyable, car selon moi, notre peur de la technologie a un rapport certain avec le génocide des juifs durant la deuxième guerre mondiale.

Pour faire une histoire courte, l’Allemagne nazi a utilisé les savoirs de la révolution industrielle pour les appliquer au meurtre de masse.  Avec les chambres à gaz, on a industrialisé la mort, et on a déshumanisé l’humain. Grâce à un contrôle malveillant du langage, les nazis sont allés jusqu’à interdire l’utilisation du mot « cadavre » pour le remplacer par « poupée »…

L’apprenti sorcier qui n’utilise pas les bonnes « formules magiques » pour contrôler son environnement devient fou, et se fait envahir par les « monstres » technologiques étranges.

Je pense que notre peur de la technologie vient un peu de là. Nous associons « inhumain » et « mort » à cause de traumatismes historiques majeures. On pourrait aussi faire le même exercice avec l’expérience d’Hiroshima.

C’est normal, mais je m’ennuie du bon vieux golem.

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Textobjet

Je ne sais pas par où continuer. Il y a trop de choses à dire.

Premièrement, j’aimerais mettre une chose au clair : je m’intéresse à la charge poétique de la technologie (ou à son absence). Je ne suis pas « pour » ou « contre » la technologie. C’est absurde.  Mon opinion à ce sujet est que nous sommes nous-mêmes technologiques. Une partie de l’intérêt de cette réflexion est de discuter des limites et des origines du « naturel » et du « synthétique ». Est-ce que le « moi », la « conscience », l' »âme » sont des concepts « naturel »? « Technologiques »? Attention, je ne pose que la question. Je ne suis pas là pour essayer de vous convaincre de quoi que ce soit. Je suis là pour essayer d’ouvrir le discours au sujet de la technologie.

J’aimerais vous référer à une conversation qui a germée suite à la publication sur mon mur Facebook de mon dernier billet, mais c’est pas mal long. Je vais simplement poster un commentaire que j’y ai fait,  :

Malgré la révolution industrielle, le néo-libéralisme, les dictats de l’opinion public, nous voulons continuer à vivre ensemble. À être une société, et non pas une collectivité d’êtres prisonniers d’une routine orchestrée autour de notre minable petit travail et de nos minables petits produits, qui ne sont plus chargés d’aucune poésie. Qui, depuis la révolution industrielle et la deuxième guerre mondiale, sont des véritables petits cadavres. Nous ne serons jamais assez courageux pour tout foutre à terre et ainsi revenir aux lettres, alors on « texte ».

Ce qui m’amène à parler des objets. Précisons dès le départ: je ne condamne pas les objets. Je me questionne sur la manière dont nous les concevons et les produisons. Il y a plusieurs données qui nous ont poussées à changer la manière dont nous concevons et produisons nos objets : le coût de production, la mode, le soucis de rejoindre des marchés de plus en plus large, la disparition de certains matériaux, etc. Prenons par exemple un appartement de Montréal qui a été construit dans les années trente, et comparons-le à un logement dit moderne (construit entre les années 70 et aujourd’hui) : les matériaux sont différents, les coûts sont différents, l’accès au logement est différent. La manière de concevoir les logements destinés au commun des mortels [je souligne] est différente, aussi. Les planchers flottants, les moulures, les fenêtres; tout est de plus en plus « standard ». La réponse commune à ce constat est que par soucis d’économie (et donc de démocratisation) on standardise.  Une autre réponse, complémentaire, serait que le savoir des artisans s’est perdu. En voulant standardiser, on a peut-être démocratisé un peu plus (et encore là j’en doute) mais on a délaissé (perdu?) un savoir très important; celui de raconter des histoires à travers nos objets. Avant, on ne faisait pas que construire un meuble, on l’écrivait, aussi. On l’ornait de choses qui étaient importantes pour nous : plusieurs références de type biblique, mais aussi à la nature, à la mer, au nautisme, à la chasse ornaient notre environnement.

Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. Ça prendra encore un ou deux autres billets, je crois.

Encore une fois, à suivre…

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