Critique de Sens Uniques dans Quartier Libre, le journal des étudiants de l’Université de Montréal!
Bonne lecture (dans le sens de « critique honnête » et non pas de souhait).
Critique de Sens Uniques dans Quartier Libre, le journal des étudiants de l’Université de Montréal!
Bonne lecture (dans le sens de « critique honnête » et non pas de souhait).
« Rien ne tourmente l’appétit du Collectif comme le Livre. Ça l’irrite spécialement, cet objet matériel, non électrique, dans quoi un solitaire peut s’absorber longtemps, en silence. C’est le village d’Astérix de l’Empire du Bien Google, l’exception scandaleuse d’un flux désuet à connexion psychique en différé sur les temps passés. » (source)
Le Collectif : Selon la critique-fiction de Larose, le cyber-espace serait comme « le collectif » du Borg, dans Star-Trek; une entité assimilant tout sur son passage, et niant l’individualité de l’Homme. C’est plutôt l’analogie bancale de Larose qui assimile tout sur son passage, en mettant dans le même panier utilisateurs, créateurs, commentateurs et industriels. Je ne ferai pas l’apologie de la liberté d’expression que nous permet la publication numérique; c’est factuel. Nous ne sommes jamais obligés de nous plier à la volonté des gens qui commentent négativement nos billets. Bien au contraire. Souvent, ça nous force à approfondir notre prise de position, à chercher de nouveaux arguments pour défendre notre point de vue.
En parlant du Borg. Larose me l’avait sorti, en plein cours d’ailleurs : « Oui, j’aime la science-fiction, je suis un amateur de Star Trek ». Il s’était justement mis à parler du Borg. Tout porte à croire que c’est l’unique référence en la matière qu’il possède. On remarque ici une réaction typique de l’adepte de la terreur androïde…
Le fait est que je suis un cyborg. J’aime m’enfermer dans une pièce avec de l’encre et des piles de papier, d’ouvrages théoriques et de romans jaunissant. Rencontrer des amis autour d’une quantité phénoménale d’alcool. Écrire une lettre. Faire l’amour et dire : « un autre grand roman qui ne s’écrira pas ». Conspuer la réforme de l’orthographe, admirer un vers de Miron, faire des blagues au sujet du lac Léman.
Mais je suis un cyborg.
Je suis un être de chair et de métal, de sang et de culture. J’aime sentir l’acide d’un livre vieillissant autant que l’acide des batteries de mon netbook ou de mon Ipod. J’aime me servir du « futur » pour voir et dire le passé et l’infinie continuité du présent. J’utilise wikipédia, je cite des viédos youtube, je lis Gawkers et j’admire Balzac. Oui, c’est possible, Monsieur Larose, de ne pas avoir envie d’entrer dans une « classe »…
« Le livre irrite le collectif » : faux. La plupart de mes collègues modernes sont d’accord pour dire que le livre électronique est une fausse invention, qui vient du haut et non du bas. C’est une grande faute d’associer livre électronique (industrie, produit) et culture de la grille.
Je pense qu’il est temps.
Réouvrons l’arène de 1687, dépoussiérons les hallebardes des anciens contre les modernes!
En réponse à Jean Larose, Éric Samson, partisan des modernes, poste cet article .
J’ajouterais, en réponse à l’article de Jean Larose, qu’il est bien juvénille d’utiliser comme argument central d’une critique une rhétorique basée sur la présomption d’une carence affective de la part des auteurs de blogues. Prendre la décision d’écrire et de publier, c’est de facto s’adresser au public, peu importe le support que l’on utilise. Si Monsieur Larose considère l’écriture comme un acte solitaire, qu’il cesse de publier. L’intervention du public a toujours fait partie de la littérature.
La docte Antiquité dans toute sa durée
À l’égal de nos jours ne fut point éclairée
(Charles Perrault, Le siècle de Louis le Grand.)
Je préfère le sang frais de la grille au sperme tiède des corridors d’«Universités».
Petite digression: Je suis tombé sur des photos des collections 2010-2011 de Gaultier et Dsquared, et j’ai comme eu une impression, pardonnez-moi d’avance, de me faire enculer tout doucement :
C’est tendance, de manquer d’imagination?
Le premier février 2010 est le jour où les américains ont arrêter de rêver à la lune…
When you’re smoking tin-foil in the morning
It’s gonna be a cold day
When you’re keeping everything inside you
It can only hurt you
Unrelated sounds
The sun will shine again
You hold it in your hands
This land is a young land let it stay that way
It’s pollution only turns it to
Something you don’t wanna see ever grow up
The reflection of the bad you receive
And you are all messed up
And the sun won’t shine again
So maybe you’re in love
With aluminium
The cling and a clang
It’s the metal in my head when I walk
I hear a sort of – this tinging noise
Cling clang, the cling clang
So many things happen while walking
The metal in my head kind of clinks as I walk
Freaks my balance out
So the natural thought
It’s just clogged up total clogged up
And I need to unplug these dams and make the natural flow
It sort of freaks me out,
We need to unplug the dams,
You cannot stop the natural flow of thought,
With a cling and a clang.
Wake me up again until
We’re aluminium
You hold it in your hand
The sun will shine again
The sun will shine again
The sun will shine again
The sun will shine again
Stop the Dams – Gorillaz
Merci à tous ceux qui sont venus au lancement hier! Ce fut une belle soirée pleine de bonne humeur, d’alcool et de littératures. Merci à Ta Mère pour cette agréable fête, et cette superbe chance de rééditer ce livre maudit.
Hier, le 25 janvier, ça faisait 21 ans que le premier meurtre par un robot était commis, et 79 ans que le mot « robot » était inventé. (merci Éric pour cette découverte).
En attendant le lancement du 25 janvier, voici gratuitement une des nouvelles de Sens uniques; L’addition.
Bonne lecture!